Comment changer sa plaque d’immatriculation ?

Publié dans : Divers

Une plaque fêlée, des caractères effacés ou un numéro copié par un fraudeur : ces situations arrivent plus souvent qu’on ne le croit. Elles peuvent coûter cher lors d’un contrôle routier.

Circuler avec un support abîmé ou non homologué vous expose à une amende de 135 euros. Le véhicule peut même être immobilisé sur-le-champ. Mieux vaut donc réagir vite.

Rassurez-vous : remplacer une plaque d’immatriculation reste une opération accessible. Vous pouvez commander un support conforme en ligne, par exemple sur le site MesPlaques, puis le poser vous-même. Ce guide détaille chaque étape.

Dans quels cas faut-il remplacer ses plaques ?

Plusieurs événements rendent le remplacement nécessaire. Certains relèvent de l’usure, d’autres d’une obligation légale. Voici les principaux cas de figure.

Une plaque abîmée, usée ou devenue illisible

Le soleil, les lavages répétés et les projections finissent par ternir le support. Dès qu’un caractère devient flou, la lecture des radars et des forces de l’ordre échoue.

Une plaque cassée ou décolorée doit être changée sans attendre. Un support net garantit aussi la réussite du contrôle technique.

Le passage de l’ancien format FNI au nouveau format SIV

Les véhicules immatriculés avant 2009 portent parfois l’ancien format FNI, du type 123 AB 45. Toute modification de la carte grise bascule ce numéro vers le système SIV.

Ce basculement impose de poser une nouvelle plaque d’immatriculation au format en vigueur (type AA-123-AA). Le numéro attribué vous suit alors à vie.

L’usurpation de votre numéro par un tiers

Certains conducteurs mal intentionnés copient une immatriculation existante pour éviter les contraventions. Vous recevez alors des amendes injustifiées pour des trajets que vous n’avez jamais faits.

Face à cette fraude, un dépôt de plainte s’impose. Il ouvre droit à un nouveau numéro, donc à de nouvelles plaques.

Le changement de département ou de logo régional

Le numéro reste figé, mais l’identifiant local affiché à droite peut évoluer. Beaucoup d’automobilistes modifient ce département régional par attachement à leur territoire.

Les deux plaques, à l’avant comme à l’arrière, doivent porter le même logo régional. Un affichage dépareillé n’est pas toléré sur la route.

Ce que la réglementation impose pour être en règle

La loi encadre strictement l’aspect et la fixation du support. Une plaque d’immatriculation non homologuée expose son détenteur à une sanction immédiate. L’arrêté du 9 février 2009 fixe l’ensemble de ces règles.

Les dimensions autorisées selon le type de véhicule

Chaque catégorie de véhicule répond à un gabarit précis. Une taille inadaptée suffit à rendre l’équipement non conforme. Le tableau ci-dessous récapitule les formats homologués.

Type de véhicule

Dimensions

Exemples concernés

Voiture

520 × 110 mm

Berlines, SUV, breaks

Moto, scooter, quad

210 × 130 mm

Deux-roues et trois-roues

Format carré

275 × 200 mm

Utilitaires, 4×4, remorques

Les mentions et l’homologation à vérifier

Un support légal affiche un fond blanc réfléchissant à l’avant comme à l’arrière. Les caractères noirs suivent une police normalisée, sans fantaisie ni autocollant.

Vérifiez la présence du numéro d’agrément, souvent appelé TPPR, gravé sur la plaque. Ce code atteste de l’homologation UTAC exigée en France.

Quelles démarches administratives prévoir ?

Bonne surprise : dans la majorité des cas, aucune formalité n’est requise. Le certificat d’immatriculation ne change pas quand vous remplacez un support usé.

Les situations qui n’exigent aucune formalité

Une plaque d’immatriculation abîmée, décolorée ou simplement démodée se remplace librement. Vous commandez le support, vous le fixez, et l’affaire est réglée.

Aucune déclaration auprès de l’administration n’est alors nécessaire. Votre numéro et votre carte grise restent identiques.

Le cas de l’usurpation : plainte et demande auprès de l’ANTS

L’usurpation constitue la seule exception qui impose des démarches. Commencez par déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie.

Faites ensuite une demande de nouveau numéro sur le site de l’ANTS. Vous recevez un certificat inédit, puis vous posez les plaques correspondantes.

Où se procurer ses plaques et à quel prix ?

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour obtenir un support neuf. Le prix varie selon l’enseigne et la matière choisie.

Les différents points de vente

Vous pouvez vous fournir à plusieurs endroits, tels que :

  • les sites spécialisés en ligne, souvent les plus abordables ;
  • les centres auto et grandes surfaces dotés d’un atelier ;
  • les garages et cordonneries équipés d’une graveuse.

Une plaque d’immatriculation commandée en ligne arrive généralement avec ses rivets de pose. Vérifiez toujours l’agrément du fabricant avant de valider votre panier.

Le budget à anticiper

Comptez en moyenne entre 15 et 30 euros par plaque. Les sites homologués descendent parfois sous les 20 euros l’unité.

La pose en atelier ajoute quelques euros au total. Réaliser le montage vous-même reste la formule la plus économique.

Poser soi-même ses plaques, étape par étape

Fixer un support ne demande ni compétence rare ni outillage coûteux. Une trentaine de minutes suffit pour un résultat propre et durable.

Le matériel à réunir

Avant de commencer, rassemblez le nécessaire, tel que :

  • des rivets, jamais des vis, interdites en France ;
  • une pince à riveter, vendue autour de trente euros ;
  • une perceuse munie d’un foret adapté.

Ces rivets assurent une fixation inamovible, exigée par la réglementation. Une plaque simplement vissée serait aussitôt sanctionnée.

Le déroulé de la fixation

Procédez ensuite dans l’ordre, étape par étape :

  • retirez l’ancien support en perçant ses rivets ;
  • positionnez la nouvelle plaque sur les trous existants ;
  • insérez les rivets, puis serrez avec la pince.

Vérifiez enfin que la plaque d’immatriculation tient fermement, sans jeu. Un montage soigné vous évitera toute mauvaise surprise au prochain contrôle.

Que deviennent vos anciennes plaques une fois déposées ?

Une fois retirées, vos anciennes plaques ne doivent pas traîner n’importe où. Abandonnées dans un garage ou jetées sans précaution, elles intéressent les fraudeurs.

Un tiers peut en effet réutiliser votre numéro pour usurper votre identité routière. Détruisez donc systématiquement les supports remplacés.

Le plus sûr consiste à rendre les caractères illisibles avant de jeter la plaque. Vous pouvez les rayer profondément ou couper le support en deux.

La matière plastique se dépose ensuite en déchetterie, au bac adapté. Ce réflexe simple vous protège durablement contre la fraude à la plaque.

Changer son support n’a donc rien d’insurmontable, à condition de respecter la réglementation. Un équipement neuf et lisible vous met à l’abri d’une amende.

Pensez aussi à surveiller l’état de vos plaques au fil des saisons. Une inspection rapide lors de chaque lavage prolonge leur durée de vie.

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